22 mars 2007

Bayrou sous les 20% !

Bayrou passe sous les 20% dans tous les sondages ? Baisse qui va durer ou baisse temporelle ? On n'en sait évidemment rien.

Je pense personnellement que la baisse du candidat Bayrou risque de continuer. Il stagnera plutôt autour des 12%, mais je ne pense pas qu'il fasse beaucoup plus! 

Pour quelles raisons?

Car sa candidature se base sur une fausse idée, celle que le clivage gauche/droite serait dépasser et que la gauche et la droite pourrait travailler ensemble. Ce message est par définition confu. Il le dit lui-même, les appareils politiques ne sont pas prêts à ça! Alors si les appareils ne sont pas prêts, avec qui souhaite-t-il travailler ? La question reste en suspens!

Ensuite, sa rengaine anti-système ne convainc pas. Pour une simple raison: il est le "fils politique" de Lecanuet, de Valery Giscard d'Estaing et de Raymond Barre! Comment après s'opposer à un système qui vous a permis d'être là où vous êtes... Il a participer aux gouvernements de Chirac de 1995 à 1997 et avant de Balladur de 1993 à 1995 ! Comment après dire que l'on est contre un système que l'on a entretenu...

C'est complexe, c'est flou, c'est brouillé! Bref, c'est une politique incompréhenssive...

Ou plutôt non, c'est une politique masquée. Et là pointe la finesse de Bayrou! Regardez les lois qu'il vote, les amendements qu'il propose, vous serez surpris!

Monsieur Bayrou qui souhaite abolir les clivages est un opposant farouche aux 35 heures et souhaite une plus grande libéralisation du marché du travail. Il était pour amender la loi sur les retraites pour supprimer les régimes spéciaux. ETC !!

J'attends toujours de savoir qui veux bosser avec lui!... 

18 mars 2007

Ségolène Royal s'est engagée sur une VIème République !!!

Ségolène Royal a du comprendre que les enjeux de cette campagne sont importants. Bien plus important que du rafistollage. Elle préconnise donc une VIème République... Quelle bonne chose!

Cette nouvelle République qui doit permettre de mieux faire vivre la démocratie en France - notons que le Sénat n'a jamais connu de majorité de gauche !!!! - repose sur 4 principes.

  1. une démocratie parlementaire revivifiée qui va mettre fin au cumul des mandats
  2. une démocratie sociale qui va faire faire à la France un bond vers le futur en modernisant le dialogue social
  3. la garantie des "solidarités de base" avec "le maintien des services publics sur tout le territoire"
  4. la démocratie territoriale

C'est bien une nouvelle République qu'elle propose. En s'engageant clairement sur cette 6ème République, elle incarne le changement dont la France a besoin. 

Vive Ségolène! 

08 mars 2007

Pernaut ou les médias qui vont dans le mur !

Cette séquences est plutôt drôle ou plutôt pathétique!
 
Que montre-t-elle ?
Elle nous  montre que le journal de Jean-Pierre Pernaut de 13h dont on sait déjà les limites, ne s'améliore pas pendant la campagne présidentielle! 
Ségolène est en Allemagne pour parler Europe et rencontrer Angela Merkel etc! 
 
De quoi nous parle le "journaliste" ou plutôt l'annimateur : de l'accent de Ségolène quand elle parle Allemand!
C'est d'une vraie NULLITUDE.........
 
Et on vote comment pour VIRER les journalistes merdiques ??? 
 
 

07 mars 2007

Une présidentielle sans débat ?

Cette présidentielle est sidérante !!

Je lisais le Monde d'hier et j'ai été abasourdi par ce que je lisais. Sur une pleine page, le très sérieux quotidien français faisait trois articles. Le premier confirme les allégations du Canard Enchaîné, le second contredit les allégations de Royal et Hollande sur leur patrimoine et le dernier nous informe que Bayrou ne paye pas l'ISF!

Brillant! Nous voilà je pense informé des positions des uns comme des autres sur les idées des différents candidats...

C'est une façon un peu biaisée de parler fiscalité! Que le Canard nous fasse rire en nous informant sur les facilités du très vénéré Ministre candidat dans son royaume des Hauts de Seine est une chose! Que l'on soit un peu mécontent que les photos des appartements ou maisons apparaissent dans les journaux en est encore une autre!

Mais tout de même : où est le débat si on en reste à ça ! Car pour le moment, je n'ai pas vu de débat contradictoire, je n'ai pas vu de passion, de critiques de bilan, de défense de bilan... 

Pourtant la fiscalité est une question importante pour les Français! Que le ministre propose une bouclier fiscal à 50% est une proposition phare qu'il faut apprécier et critiquer. Qu'il propose une suppression des droits de succession est une vraire rupture!

La présidentielle people n'a que trop duré! Les Français veulent du débat et veulent que l'on leur présente les vrais enjeux de la présidentielle, c'est à dire la vision de la France des candidats...

A quoi cela est dû? D'abord parce que les électeurs aiment le combat politique et même quand il est polémique. Nous aimons les questions de stratégie politique, donc savoir ce que Bayrou fera au second tour, ce qu'il décidera pour les législatives, quelle position prendra Chirac, pourquoi Sarkozy a intérêt à ce que Le Pen ait ses signatures, Le Pen bluffe-t-il à propos de ses signatures... c'est vrai que ça nous intéresse et nous passionne!

Ce n'est pas cependant ce qui fait un bon président et sur quoi les candidats seront jugés le jour du vote! Des choses ont lieu sur le terrain mais ne ressortent pas de cette terne campagne. C'est aussi aux médias de relayer les discours des différents meetings, des propositions concrètes, de faire des comparaisons etc!!

Il faut pour cela aussi un changement de taille: que Monsieur Sarkozy ne soit plus ministre d'Etat mais qu'il ne soit plus que candidat à PLEIN temps !!!

Vite, c'est urgent! 

05 mars 2007

Sarkozy a un programme ???

Je vous propose un jeu.

Un jeu simple mais tellement étonnant!

Après avoir écouter une vidéo sur le discours de Rennes d'un monsieur qui énonce franchement "Sarkozy n'a pas de projet".

Je rigole.

Puis je me dis: "ils sont idiots sur aussi peu de temps, de montrer de telles âneries. Evidemment qu'il a un projet, je suis sûr de le trouver en trois clics."

Le sourir en coin, j'ouvre google. J'écris, avec ce rictus qui reste en place "nicolas sarkozy projet".

Je tombe sur le site de sa campagne. Il s'agit donc du site officiel du "candidat-ministre"...

Là je trouve toutes sortes d'informations très intéressantes sur sa vie, son oeuvre etc!

Le rictus se transforme en réel sourire! Un onglet affiche "ce que je vous propose".

Donc, je clic.  Et finalement je télécharge une ficher ".pdf" sur le projet de Nicolas Sarkozy.

 

 

Moi qui pensait cerner l'idiotie du militant socialiste, je suis ébahi!

Le fichier en question ne tient que des coupures de passage de ses livres qui tiennnet sur une page. De vagues phrases creuses sur sa vision de la France! 

Je crois que je suis aussi obliger de conclure : Nicolas Sarkozy n'a pas de projet!  

01 mars 2007

Les intellectuels sont toujours de gauche !!!

Malgré les discours médiatiques alarmistes pour annoncer le bouleversement, personne n'est plus aujourd'hui dupe!

Alain Finkielkraut critique l'état de délabrement de la gauche française. Max Gallo votera Sarkozy. Pascal Bruckner n'est pas conquis par Ségolène Royal! Et le Nouvel obs de titrer que les intellos virent à droite!

Pourtant Ségolène sait maintenant qu'elle pourra compter sur eux!

Déjà pendant une soirée organisée au Bataclan, les intellectuels de la gauche française ont affirmé leur soutien à la Zapatera. On peut retenir l'intervention de Philippe Torreton (acteur) à propos de "Narkozy"...

 

 
Ou bien l'intervention de Benjamin Stora (historien) :
 
 
 
Ou enfin l'intervention de Gérard Miller qui s'est laissé aller à une analyse psychanalytique de la campagne. Drôle mais aussi juste, c'est une interprétation personnelle de la place que doivent se faire les femmes en politique! 
 
 
 
Pour bien clore ce sujet people, qui n'a que la vertue de montrer le lien entre la candidate et la société des intellectuels français. Ne nous trompons pas non plus! Avoir un comité de campagne rempli n'a en soi aucun intérêt! Il ne s'agit pas de montrer que l'on a plus de nom que l'autre en face. L'objet est avant tout de montrer que l'on arrive à mobiliser l'ensemble des talents français et l'ensemble des penseurs. 
 
Ségolène montre qu'elle a pu leur donner un gage de crédibilité : ils ont signé un appel au vote pour Ségolène Royal!
 
" Avant qu'il ne soit trop tard "

"Le 22 avril, il sera trop tard. Trop tard pour déplorer notre dispersion. Trop tard pour regretter notre inaction. Trop tard pour s’apercevoir que l’élection présidentielle s’est faite sans nous, malgré nous.

Nous refusons cette défaite trop souvent annoncée. Nous n’admettons pas que l’on vote à notre place. Nous n’acceptons pas que des sondages fabriquent une élection. Et nous ne tomberons pas dans le piège tendu par cette droite qui domine ou influence la plupart de nos grands médias. Car tout est fait, dans cette campagne, pour démobiliser la gauche et désespérer ses électeurs. Rien n’est épargné à Ségolène Royal. Ses déclarations comme ses silences, son entourage comme son compagnon, sa simplicité comme sa franchise, sa féminité comme sa fermeté : tout est prétexte en face à caricature et à moquerie. Tout est bon pour alimenter le mépris social et le dédain sexiste.

Qu’elle prenne le temps d’écouter les Français, et on la soupçonne de n’avoir rien à dire. Qu’elle annonce longuement son pacte présidentiel, et la question du chiffrage vient opportunément occulter le détail de ses engagements. Qu’elle-même ou son entourage soient victimes de procédés de basse police, et on préfère retenir l’air de la calomnie plutôt que de s’alarmer pour la démocratie. Qu’elle assume son identité de socialiste, et on lui reproche de se plier à un appareil. Qu’elle revendique sa part de liberté, et on l’accuse de se méfier de sa famille. Qu’elle réussisse un meeting électoral ou une émission télévisée, et on lui oppose immédiatement des enquêtes d’opinion aussi fluctuantes qu’incertaines.

Nous ne nous laisserons pas intimider. Dès le premier tour, nous voterons pour Ségolène Royal et nous appelons à faire de même, à le faire savoir et à faire campagne. Car nous voulons que, cette fois, la gauche gagne. Nous parions sur cette gauche plus exigeante avec elle-même et plus à l’écoute des siens, qui a appris de ses échecs, de ses illusions et de ses divisions, une gauche ambitieuse et audacieuse. Et nous savons que ce n’est pas n’importe quelle droite qui risque de l’emporter.

Jamais candidat de droite n’aura à ce point symbolisé la régression sociale. Nicolas Sarkozy est, tout à la fois, le candidat du pouvoir financier, du pouvoir personnel et du désordre mondial. Soutenu par la nouvelle aristocratie financière, il incarne la soumission de la politique à l’argent. Favorable à un renforcement des pouvoirs présidentiels, il incarne la tentation du césarisme contre l’approfondissement de la démocratie. Engagé aux côtés de l’actuelle administration américaine, il incarne le risque des aventures impériales, du choc des cultures et de l’affrontement des peuples. C’est le candidat de la peur. Des peurs qu’il exploite – celles de l’avenir, du monde, de l’étranger, des jeunes – mais aussi des peurs qu’il inspire en convoquant l’imaginaire de l’homme fort, du chef vindicatif et exalté, épris du pouvoir et de lui-même.

Contre ce danger, Ségolène Royal est la candidate de l’espérance. Elle l’a fait naître en défendant une démocratie participative où les citoyens sont reconnus experts de leurs problèmes. Une espérance à la fois sociale et écologique, éthique et démocratique, française et européenne, ne sacrifiant pas les conditions de vie et de travail à la modernisation économique. L’espérance d’une république nouvelle, rompant avec un présidentialisme étouffant pour un parlementarisme vivant. L’espérance d’une démocratie qui ne se réduirait plus à un pouvoir personnel, avec ses courtisaneries, ses impunités et ses privilèges. L’espérance d’une France enfin réconciliée avec son peuple, ses quartiers, ses travailleurs et sa jeunesse dans sa diversité.

Mais l’indifférence peut tuer l’espérance. Depuis 2002, nous sommes prévenus, et nous n’avons plus d’excuse. Nous savons que cette élection sera ce que nous en ferons. Il n’est plus temps de se faire plaisir, en perdant de vue l’enjeu décisif. Nous affirmons qu’il n’est de soutien entier que critique, de loyauté que lucide, de solidarité qu’indépendante, et nous resterons fidèles à cet engagement. Nous disons aussi que le second tour se joue dès le premier tour.

Cette élection n’est pas ordinaire et elle engage, à travers le sort de la France, un peu de l’avenir du monde. C’est pourquoi, contre une droite d’arrogance, nous appelons à choisir, dès le 22 avril, une gauche d’espérance, en votant Ségolène Royal."

 

La liste des signataires

 

Marc Abélès, anthropologue. Laure Adler, journaliste. Elisabeth Alles, anthropologue.Paul Allies, politiste. Mathieu Arnoux, historien. Pierre Arnoux, mathématicien. Jacques Audiard, réalisateur. Jean-Pierre Azéma, historien. Muriel Badet, historienne de l’art. Sébastien Balibar, physicien. Nicolas Bancel, historien. François Barat, cinéaste. Michel Barak, historien.  Dominique Barella, magistrat. Christian Baudelot, sociologue. Anna Bellavitis, historienne. Yehezkel Ben-Ari, biologiste. Samuel Benchetrit, écrivain. Michel Bénichou, avocat. Carmen Bernand, anthropologue. Arno Bertina, écrivaine. Dominique Besnehard, producteur. Philippe Besson, écrivain. Didier Bezace, metteur en scène. Sylvie Blocher, artiste. Bernard Bobe, chimiste. Mikkel Borch-Jacobsen, philosophe. Daniel Bougnoux, philosophe. Seloua Luste Boulbina, philosophe. Jean-Claude Bourbault, comédien. William Bourdon, avocat. Jean-Pierre Brigaudiot, plasticien. Geneviève Brisac, écrivaine-éditrice. Michel Broué, mathématicien. André Burguière, historien. Marilyne Canto, cinéaste. Pierre Cartier, mathématicien. Claude Chambard, écrivain. Marc Chaperon, mathématicien. Noëlle Châtelet, écrivaine. Monique Chemillier-Gendreau, juriste. Patrice Chéreau, metteur en scène. Jean-Claude Chevallier, linguiste. Hélène Cixous, écrivain. Olivier Cohen, éditeur. Annie Cohen, écrivaine. Catherine Corsini, réalisatrice. Sylvian Coudène, pianiste, Dir. Ecole de musique. Marie Coulais , éditrice de musique. Marlène Coullomb, universitaire. Pierre-Louis Curien, mathématicien-informaticien. Paule Darmon, écrivaine. Robert Delpire, éditeur. Erwan Diantelli, anthropologue. François Dubet, sociologue. Jean-Michel Ducomte, avocat. Alain Ehrenberg, sociologue. Bernard Faivre d’Arcier. Betty Felenbok, biologiste. Marc Ferro, historien. Cynthia Fleury, philosophe. Alain Forest, historien. Antoinette Fouque, psychanalyste. Anne-Marie Garat, écrivaine. Françoise Gaspard, sociologue. Jean-Pierre Gattegno, écrivain. Marie-France Giret, pianiste. Maurice Godelier, anthropologue. Anouk Grinberg, comédienne. Martial Guédron, historien de l’art. Jean Guiloineau, écrivain-traducteur. Gérard Haller, écrivain. Karen Hansen, artiste. Alain Hélissen, écrivain-chroniqueur. Françoise Héritier, anthropologue. Denis Herlin, musicologue. Serge Jakobowicz. Jean Jamin, anthropologue. Catherine Jeandel, géochimiste. Louis Joinet, magistrat. Pierre Joliot, biologiste. Geneviève Joutard, historienne. Philippe Joutard, historien. Jean Kehayan, journaliste. Jacques Julliard, historien. Christiane Klapisch-Zuber, historienne. Julia Kristeva, universitaire-psychanalyste. Jean Labib, producteur. Guy Lacour, universitaire.Nicole Lapierre, sociologue. Françoise Lavocat, littérature comparée. Armelle Le Bras-Chopard, politologue. Michèle Leduc, physicienne. Jean-Paul Lévy, avocat. Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien. Daniel Lindenberg, historien. Dyssia Loubatière, assistante à la mise en scène. Michèle Manceaux, écrivain-journaliste. Frédéric Martel, sociologue. François Marthouret, comédien. Mireille Martin, mathématicienne.  Dominique Méda, philosophe. Khaled Melhaa, journaliste-producteur. Eric Michaud, historien de l'art. YvesMichaud, philosophe. Jean-Pierre Mignard, avocat. Philippe Minard, historien. Ariane Mnouchkine, metteur en scène. Sarah Moon, photographe. Jean-Paul Moreigne, psychiatre-psychanalyste. Janine Mossuz-Lavau, politologue. El Mouhoub Mouhoud, économiste. Bernard Murat, directeur de théâtre. Roland Nadaus, écrivain. Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue. Pap Ndiaye, historien. Monique Nemer, écrivaine-éditrice. Alain Omont, astrophysicien. Alfredo Pena Vega, sociologue. Michel Piccoli, comédien.. Martyne Perrot, sociologue. Michelle Perrot, historienne. Thomas Piketty, économiste. Etienne Pion, président d’un mouvement laïque .Evelyne Pisier, juriste. Emmanuel Poisson, historien. Christophe Prochasson, historien. Pierre Raterron, artiste-auteur.  Elisabeth Roudinesco, historienne-psychanalyste. Roland Rappaport, avocat. Yannick Ripa, historienne. Joël Roman, philosophe-éditeur. Jean-Paul Scarpitta , metteur en scène.  Leïla Sebbar , écrivain. Claude Servan-Schreiber, écrivaine. Fabienne Servan-Schreiber, productrice. Emmanuelle Sibeud, historienne. Philippe Sollers, écrivain. Maria Stavrinaki, historienne. Benjamin Stora, historien. Martine Storti, écrivaine. Irène Théry, sociologue. Pierre Tambourin, biologiste. Philippe Torreton, comédien. Pierre Tournier, historien. Jacques Treiner, physicien. Lucette Valensi, historienne. Agnès Verlet, écrivaine. Daniel Vigne, metteur en scène. Jean Viard, sociologue-éditeur.  Fabienne Vonier, productrice-distributrice. Emmanuel Wallon, sociologue. Catherine Weinzaepflen, écrivain.

 

23 février 2007

Pourquoi Eric Besson part-il ? Analyse d'une déclaration...

Je dois avouer ne pas très bien comprendre toute cette "affaire" sur le départ du député Eric Besson... M. Besson n'est pas un novice en politique, c'est une personne qui a eu d'importantes fonctions. Il en est de même dans sa vie professionnelle. Il sait donc ce que signifie être sous la pression de ces amis, des hommes politiques, des médias etc!

Il a été élu député en 1997, puis réélu en 2002. Il est Monsieur économie du parti socialiste. Il est maire d'un ville de la Drôme. Je trouve que cela fait beaucoup de responsabilités à gérer. Il m'inspire donc avant tout de l'admiration face à son talent de gestionnaire (et je le dis sans ironie) !

Je sais personnellement être critique sur mon parti, sur la gauche et encore plus sur mon pays. Se regarder le nombril et dire qu'on est le meilleur est un jeu aisé et tellement gratifiant qu'il n'en devient que moins intéressant. 

Cependant, je connais aussi l'histoire de mon parti, sa responsabilité dans la gestion d'un pays et dans la réalisation des valeurs auquelles il croit. Cela dépasse les propres considérations individuelles.

Nous somme actuellement plongé dans une campagne présidentielle, celle qui structure la vie politique française. Il est d'ailleurs sûr que la campagne législative se joue aussi le 6 mai 2007, car je ne suis pas sûr que les Français aient tant envie de cohabitation. Ils n'ont en tous les cas pas pris cette voie là en 2002.

La responsabilité des hommes et des femmes qui forment le parti socialiste les dépassent. Ils ont pour mission de porter partout la voix de Ségolène Royal. De défendre son pacte présidentiel et ses idées... Nous ne sommes pas un parti de supporters mais de militants. Ils sont donc tous invités à s'investir dans cette campagne et à mettre en mouvement les idées de la gauche. Participer et faire participer!

Pourquoi? Tout simplement car la gauche ne doit pas laisser la place à Nicolas Sarkozy. Les 5 années de gouvernement de cet homme limiterait toutes les possibilités de pouvoir après mener une politique sociale en France. Un exemple simple: après la baisse drastique des prélèvements obligatoires pour tous et surtout les riches, l'Etat aura les pieds et mains liés et plus de sous pour pouvoir mettre en place une politique volontariste...

Et comment faire pour les socialistes anti-royaliste? Cette question se pose. La personnalité de Ségolène Royal n'entraîne pas l'adhésion de tous les socialistes, même si "tous" les caciques du parti sont derrière elle. Je peux le comprendre. Une campagne présidentielle dans une République gaullienne est une campagne personnelle qui s'appuie sur la logistique d'un parti. Il est donc évident que cette campagne est orchestrée par Ségolène Royal. Or il y a des milliers de façon de faire une campagne présidentielle, et on peut trouver certains éléments dissonants. J'en appelle donc dans ce cas à l'esprit de responsabilité. Une campagne anti-Ségolène serait nuisible à toute la gauche. 

C'est dans cette optique là que je juge l'attitude du député Eric Besson. Comment a-t-il pu partir? Comment a-t-il pu laisser la candidate ou plutôt lui savonner joyeusement la planche? Comment a-t-il pu faire une analyse critique devant tous les médias de l'organisation de la campagne? 

Je ne comprends toujours pas! Surtout qu'il s'agit d'Eric Besson, un socialiste compétent et respecté... Je suis étonné d'un tel manque de responsabilité et d'une vision aussi individualiste de la politique. 

Je l'interprète donc malgré sa conférence de presse comme l'expression d'un égo démesuré. M. Besson n'est pas assez au centre de la campagne de Ségolène Royal, ce qui ne lui plaît guère... C'est la revanche des quarantenaires qui n'ont pas assez de poid au parti socialite. Cela est sûrement légitime (et très juste), mais quelques jours après l'annonce du pacte!!! Alors qu'il sait pertinamment que la droite tentera de présenter ce pacte comme dépensier!...

Attaquer de frond le "problème de cohérence des différentes propositions" est l'attitude d'un piètre militant... Je ne souhaite pas que nous soyons un parti de supporters, mais nous savons tout de même faire les bons choix! Entre le risque que Sarkozy entre à l'Elysée et le risque de ne pas être personnellement en accord avec l'organisation d'une campagne, je pense que le choix est vite fait!

Un parti est l'expression collective d'idéaux politiques... Monsieur a voulu se démarquer, s'individualiser... C'est dommage! Pour nous... pour lui... 

Alors maintenant, qu'il vote Ségolène ou pas! S'il en est à se poser ces questions, c'est qu'il est déjà bien loin du parti socialiste et de son histoire, et la conversion fut rapide!! 

20 février 2007

Ségolène sur tf1 : avec les félicitations du jury!

Ségolène a passé son grand'o hier sur TF1. J'aime pas beaucoup ce terme de "grand o", comme si la politique était un jeu de trivial pursuite! Cependant, la puissance des médias télévisuel est telle que l'on peut voir l'importance capitale d'une telle émission.

Une preuve ? Les 8,7 millions de téléspectateurs hier ont regardé Ségolène Royal! C'était donc un très grand débat participatif...

Je vous livre la revue de presse faite par le Nouvel obs... On peut observer une chose, les éditorialistes, que l'on dit ségosceptique sont très enthousiastes sur la belle prestation de Ségolène Royal.

Je suis personnellement admiratif de la facilité qu'elle a démontré dans un tel dispositif! On perçoit très bien qu'elle a l'habitude des débats participatifs... Elle a été très complète et a montré toute sa compétence et sa légitimité. Je reste critique sur les deux dernières interventions. Les réponses de Ségolène sont polies et intéressantes, mais elle aurait dû selon moi être plus agréssive face à quelqu'un qui tenait des propos d'extrême droite et un autre qui voulait décrédibiliser tous les hommes et femmes politiques du pays! Il faut assi savoir donner de coups Ségolène ! 

 J'espère qu'elle aura sû vous convaincre!

 

Ségolène Royal sur TF1

NOUVELOBS.COM | 20.02.2007 | 10:04

 

De nombreux éditorialistes reviennent, mardi 20 février, sur la prestation de la candidate socialiste lors de l'émission "A vous de juger".
 
LIBERATION
Renaud Dely
 
"Elle a remis sa veste blanche. En quête de la recette qui avait assuré son succès à l'automne, Ségolène Royal a ressorti sur TF1 l'uniforme qui avait accompagné cette période de félicité dans les sondages. Les participants, ces "vraies gens" dont elle prétend se préoccuper au premier chef, les thèmes, relevant du cas particulier voire de l'intime, le décor, cette agora télévisée censée copier ses forums "participatifs", tout montrait que la candidate socialiste jouait hier soir à domicile. L'émission n'était pas le "traquenard" redouté par certains de ses proches, mais plutôt une consultation au fil de laquelle la candidate a distillé avis et recommandations, érigeant la politique en médecine du quotidien. Ségolène Royal a parfaitement exécuté sa partition. Pas sûr pour autant qu'un show télé bien balisé suffise à renouer un lien fragilisé avec les Français."
 
L'UNION
Hervé Chabaud
 
"La solution à tous nos problèmes est à puiser dans les recettes politiques des pays d'Europe du Nord ! Hier soir, Ségolène Royal est passée plus vite qu'à son tour par la case scandinave pour justifier sa certitude de remettre la France debout et dire son enthousiasme fondé sur la valeur ajoutée sociale. (...) Royal a déroulé son pacte présidentiel en prenant soin de rebondir sur chaque question posée pour en élargir l'assise et rappeler le maximum des propositions énumérées à Villepinte. (...) Mais se rend-t-elle compte que le ton qu'elle emploie pour répondre à certaines questions posées provoque une déperdition du fond de ses réponses ? Bien sûr, elle paraît à l'aise dans cette ambiance café du commerce et va même porter assistance avec un certain embarras à un handicapé en larmes. Bien sûr, elle est à l'écoute des personnes choisies pour l'interroger. (...) Mais son visage se durcit lorsque ses interlocuteurs prennent plaisir à la malmener et elle est alors hésitante. Preuve qu'il lui faut se blinder encore. Il lui reste deux mois pour retourner la situation."
 
LA REPUBLIQUE DES PYRENEES
Jean-Marcel Bouguereau
 
"L'enjeu était énorme hier soir pour Ségolène Royal. (...) La forme de l'émission privilégiant les expériences personnelles l'a transformée dans un premier temps en une sorte d'assistante sociale. C'était Ségolène, mère de tous les Français et des plus démunis, avec ce qu'il faut de compassion et d'écoute. Une écoute dont elle a fait l'alpha et l'oméga de sa campagne. (...) L'examen a été passé avec succès. Reste à savoir s'il aura fait changer l'opinion des Français qui, dans 26 sondages consécutifs, la disent battue par Nicolas Sarkozy."
 
LA REPUBLIQUE DU CENTRE
Jacques Camus
 
"Plus que jamais, hier soir, Ségolène Royal s'est comportée en "femme debout". Pendant plus de deux heures, sur le plateau de TF1, elle a gardé la posture. (...) Oui, à l'heure du "réajustement", Ségolène Royal a tenu à renouer avec ses "fondamentaux ". (...) A chaque question qui lui était posée, Ségolène Royal a commencé par remercier et répondre qu'elle était d'accord. Quitte, dans cet acquiescement consensuel, à flirter avec la démagogie poujadiste, comme en toute fin d'émission où a été dénoncé le "train de vie" des politiques. A peine interpellée sur le chiffrage de son pacte présidentiel, Ségolène Royal a plutôt bénéficié d'une bienveillante solidarité féminine. Et elle a pu, tout à loisir, insister sur les valeurs fondamentales que constituent pour elle la famille, l'éducation et la formation. En ramenant, à chaque fois qu'il était possible, le débat sur ce terrain très affectif, Ségolène Royal est redevenue la "candidate nounou" qui veut aider la France à sortir de ses souffrances. (...) Ségolène Royal a recouru hier soir à un usage immodéré du "je". Comme au temps où les sondages la poussaient à ne croire qu'en elle!"
 
LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE
Olivier Picard
 
"Qui, il y a seulement deux mois, aurait imaginé Ségolène Royal dans une telle situation ? Contrainte à l'exploit dans une émission de télévision pour tenter d'inverser le pronostic qui donne Nicolas Sarkozy largement gagnant contre elle au second tour, avec 10 points d'avance ? Le verdict pour hier soir? Elle a été bonne. Très bonne. Tout comme Nicolas Sarkozy quinze jours avant elle. Elle jouait sur son terrain - le débat participatif, elle connaît ça par coeur - et elle a maîtrisé l'exercice sans trac apparent, en dépit de l'énorme pression qui pesait sur ses épaules. Oui, elle a dominé l'émission avec cette espèce de naturel qui lui a permis de pouvoir concourir à la présidence de la République. Oui, avec le même talent que son rival de droite, elle a su utiliser le concept de "J'ai une question à vous poser" pour faire brillamment l'autopromotion de son programme, et d'elle même."
suivra Imprimée par webcot AFP le 20/02/2007 à 04:16 
 
L'INDEPENDANT DU MIDI
Bernard Revel
 
"Alors, Ségolène, elle a été bonne? Elle s'en est sortie? Elle a été à la hauteur? Elle n'a pas fait de gaffes? Les mauvais sondages ne l'ont pas déstabilisée? C'est curieux les questions qui se posent dès lors qu'il s'agit d'une femme. Remarquez, elle a l'habitude. "Un homme ne voit pas ses compétences mises en cause en permanence", a-t-elle dit hier soir. Une femme, oui. Elle peut en témoigner. Et c'est pourquoi, constate-t-elle, "c'est beaucoup plus dur pour une femme." On se moque d'elle. On prétend qu'elle n'a rien à dire. Mais cela ne fait que la renforcer dans sa détermination. Elle est prête, affirme-t-elle. Elle met en avant son expérience, son identité de femme, son idée moderne de la politique, son "regard nouveau". Elle a fait passer l'émotion. Elle a développé ses idées avec pragmatisme. Elle a refusé toute "polémique politicienne", hormis quelques allusions au "candidat de droite". Elle croit en elle. Alors oui, elle a été bonne."
 
LIBERATION CHAMPAGNE
Jorge d'Hulst
 
"Ségolène Royal a, comme à Villepinte, laissé parler son coeur. C'est dans ces moments là qu'elle est la meilleure. Elle a retracé son itinéraire, rappelé qu'elle a été élève de l'ENA, travaillé pendant sept ans aux côtés de François Mitterrand, préparé les sommets internationaux pour lui, été trois fois ministre, a ravi le conseil régional de Poitou-Charentes à un Premier ministre. (...) Il y a assurément de la solidité dans cette femme. Au lieu de donner une inflexion dans sa campagne, elle a revendiqué sa façon de faire de la politique autrement. (...) Ségolène Royal considère qu'il faut tout simplement revenir aux fondamentaux. A commencer sur le plan économique. L'électorat de gauche a été sans aucun doute sensible à tous les gages qu'elle lui a donnés lors de cette émission. (...) Hier soir, Ségolène Royal a été fidèle à sa stratégie du départ: être concrète, proche des problèmes quotidiens des Français. Et cela lui a réussi dans la mesure où les questions ont surtout porté sur ces sujets là. De ce fait, elle n'a pratiquement jamais été en difficulté. Cette autre façon de faire de la politique qui passait jusque-là chez elle pour une faiblesse s'est transformée hier soir en force."
 
LA MONTAGNE
Alexandre Morel
 
"Son " pacte présidentiel " au poing, Ségolène Royal est entrée dans une " nouvelle phase " de sa campagne plus offensive plus resserrée sur quelques idées force, comme elle s'est employée à le faire, hier soir, sur TF1 (...). Servie, dès le départ, par une formule tenant du " débat participatif " qui lui est cher (...) la candidate socialiste s'est voulue proche des gens (...). Leur évocation lui permet d'esquisser un socialisme compassionnel qui réconcilierait la protection des plus faibles et la relance de l'économie, avec pour inspiration maintes fois répétée les social-démocraties du nord de l'Europe. (...) Elle a ainsi articulé un discours qui se veut cohérent et innovant en faisant des subventions, aides et autres allégements de charges de l'État, une politique de discrimination positive pour les entreprises qui investissent, créent de l'emploi ou sont exposés à la conquête des marchés extérieurs. Une sorte de " gagnant-gagnant " qu'elle applique aussi à l'avenir politique en suggérant une ouverture d'entre deux tours (...)".
 
L'EST REPUBLICAIN
Pierre Taribo
 
"La démocratie directe fonctionne de telle manière qu'une émission de télévision style " polity-show " peut vous tuer ou vous maintenir à flots. Alors on dira que Ségolène Royal, plutôt à l'aise dans cet exercice, n'a pas mal digéré ce mille-feuilles de questions. Mais sa performance sera-t-elle suffisante pour relancer la machine ? Réponse aux prochains sondages. En attendant on aura retenu l'habituelle brassée de " je et de moi " -peut-être une manière d'affirmer " je veux, donc je peux ? "-, le mélange d'engagements et d'imprécisions sur les moyens qui caractérise sa philosophie de l'action, les annonces, formules, proclamations qui n'ont jamais crée un seul emploi, les incantations sur le thème de l'ordre juste, le moment d'émotion géré avec tact et sensibilité, lorsque la situation des handicapés a été abordée."

15 février 2007

les communicants sont bien présents !!

Quand les communicants se battent sur la défense de leurs candidats préférés... deviennent-ils des politiques ?

 

14 février 2007

Spot du MJS...

Toutes les notes