21 octobre 2007

de retour...

Finalement de retour après une campagne politique intense et malheureuse...

Je garde espoir pour la suite. La campagne de Ségolène Royal n'a apparamment pas été la bonne. Je ne m'adonnerai pas au jeu qui consiste à dire ce qu'il fallait faire. Je pense qu'elle permi à la gauche de beaucoup avancer et de se réformer mais que malheureusement elle n'était pas non plus totalement prête et que certains éléments ou phrases ont permis (orchestré par ses adversaires) de décrédibiliser notre candidate.

Ce n'est pas dans l'actualité que les militants socialiste pourront se satisfaire. Il existe aujourd'hui une morosité au sein du parti socaliste qui ne donne aucune envie : ni d'y adhérer, ni d'y militer... Que faire ?

10 mars 2007

Après 2002, la peur d'un 1969 !!

La présidentielle de 1969 est une présidentielle particulière. La gauche est divisée. Mitterrand qui était candidat en 1965 n'y va pas en 1969. Donc la gauche est représentée par Gaston Defferre de la SFIO, Michel Rocard du PSU et Jacques Duclos du PCF. Enfin, le troskysme émerge avec Alain Krivine qui fait sa première campagne présidentielle.

En face? Deux candidats: le candidat gaulliste qui propose de continuer la gestion de la maison = Pompidou. Et un candidat du centre droit qui s'est déjà montré critique à l'égard de de Gaulle (déjà président par intérim après le départ impromptu de de Gaulle) = Alain Poher.

Cette division de la gauche a pour conséquence un terrible résultat. La gauche n'est pas présente au second tour. Ce n'est pas le format de 2002 car c'est la droite qui affronte le centre droit au second tour de la présidentielle.

Donc est-ce que 2007 sera un nouveau 1969 ou un nouveau 2002 ? Il semble assez frappant que la gauche n'arrive pas à rassembler ses troupes dans cette présidentielle. Quelle en est la raison? On peut remarquer que si la gauche a rempli son contrat, l'extrême gauche n'a pas réussi à être pour le moment à la hauteur.

Si la pré-campagne de Ségolène Royal a été exemplaire de démocratie. Ségolène a ensuite réussi à mobiliser ses troupes et à rassembler les radicaux de gauche et le mouvement des citoyens. Cela a montré toute la capacité d'ouverture et d'écoute que fait preuve Ségolène.

Quid de l'extrême gauche ?  L'extrême gauche a tenté de faire aussi preuve de démocratie et de rassemblement. C'est une bonne chose. Même si je ne suis pas en accord avec toutes les idées de l'extrême gauche, je pense qu'il était plus sain pour la démocratie qu'il y ait une extrême gauche rassemblée pour que les Français puissent faire un choix clair en faveur de leurs idées.

Quel résultat? Les troskystes sont en ordres dispersés : Arlette Laguiller n'a même pas voulu discuter d'une union, ce qui montre son intransigeance! Bové et Schivari (soutenu par le parti des travailleurs) sont les deux autres trotskystes en lice. Vient alors les altermondialistes qui sont représentés par Bové qui a voulu faire campagne puis s'est retiré, puis est revenu. Et enfin Marie Georges Buffet représente le PCF. Les communistes ont joué gros dans leur incapacité à rassembler la gauche extrême du pays. Le groupe communiste de l'Assemblée est en jeux!

La conséquence est donc que l'extrême gauche n'est pas à la hauteur de 2002. Tout au contraire. Alors qu'elle caracolait en tête à 10%, elle dispose aujourd'hui dans les sondages entre 4 et 5%! Si on comptabilise les communistes, elle était à 15% et est aujourd'hui créditée de sondages entre 7 et 8%...

Quelle dynamique sera ainsi créé si Ségolène est au second tour ? Quelle choix fera l'extrême gauche ? Quelle voix apporteront-ils au moulin de la dynamique de gauche ? Saurons-t-il mobiliser leur électorat contre l'élection de Nicolas Sarkozy ? 

27 décembre 2006

Pourquoi Sarkozy doit choisir entre sa candidature et le ministère de l'intérieur ?

Par simple respect de la loi...

La question est à l'évidence plus politique que juridique. Cependant, il semble que le droit ne soit pas en la faveur de Nicolas Sarkozy, qui bien sûr le sait bien. Il sait donc jouer sur le fil du rasoir afin de se maintenir à son poste.

Du côté du droit, l'article L 52-8 du Code électoral dispose que

"Les personnes morales, à l'exception des partis ou groupements politiques, ne peuvent participer au financement de la campagne électorale d'un candidat, ni en lui consentant des dons sous quelque forme que ce soit, ni en lui fournissant des biens, services ou autres avantages directs ou indirects à des prix inférieurs à ceux qui sont habituellement pratiqués".

 Le problème est que l'Etat est une personne morale.Or tous les déplacements du ministre d'Etat sont payés par le contribuables, ce qui est a priori normal.

Du côté de la politique, Nicolas Sarkozy montre sa finesse en mariant la fonction de Ministre d'Etat à celle de candidat à l'élection présidentielle. Depuis janvier 2006, il s'est déplacé aux Antilles, au Mali, au Bénin, en Guyane, aux Etats-Unis, au Sénégal et en Algérie! Pour un ministre de l'intérieur, hors DOM, il a une grande activité internationale. 

Il ne faut pas se leurrer : son voyage au Sénégal avait pour but de griller la priorité à Ségolène Royal qui y était deux jours après. Celui aux Etats-Unis avait pour but de montrer son attachement aux USA et faire une belle photo avec W! Son voyage en Guyane lui permettait de faire une réunion publique de l'UMP et favoriser sa candidature, etc!

Je peux comprendre ce petit jeu, mais il me semble que cela ne soit pas juste vis-à-vis des autres compétiteurs et du contribuable. La démocratie s'exerce à armes égales!

En l'occurance, il est vrai que les autres compétiteurs de la campagne interne de l'UMP ont des moyens semblables (MAM à la Défense et de Villepin à Matignon). Cependant on ne voit pas d'articles de journaux montrant les réunions politiques et rendez-vous post-présidentielles avec des homologues étrangers!  Il faut aussi penser aux autres compétiteurs qui ne sont pas au gouvernement et qui n'ont ces moyens!

Il conviendrait donc que Nicolas Sarkozy, Président de l'UMP, Président du Conseil général des Hauts de Seine, Ministre d'Etat de l'Intérieur et candidat à la présidence de la République limite sa carte de visite et qu'il fasse un choix !! 

Si les bruits courent que François Baroin prendrait sa place (lequel serait remplacé par Jean-François Copé... aie!!!). Il est urgent que les bruits se transforment en mouvement et que M Sarkozy décide...